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Archive pour 18.5.2008
Aliments, Arachide
18.5.2008 par admin.
Définition
L’arachide (Arachis hypogaea) est une plante de la famille des Fabacées (aussi appelées légumineuses) originaire du Mexique et cultivée dans les régions tropicales, sub-tropicales et tempérées (une petite production commerciale en est même faite dans le sud du Canada, en Ontario) pour ses graines oléagineuses. Elle présente la particularité d’enterrer ses fruits après la fécondation. Le terme désigne aussi le fruit (une gousse) et la graine elle-même, également appelés cacahuète (du nahuatl tlālcacahuatl qui signifie cacao de terre).
Noms communs : arachide, cacahuète, pois de terre, pistache de terre, pinotte (au Québec, de l’anglais peanut).
Description
L’arachide est une plante annuelle à fleurs jaunes de 20 à 90 cm de hauteur.
Les feuilles sont composées à 2 ou 3 paires de folioles membraneuses, ovales. Elles sont munies à leur base de stipules engainantes.
Les fleurs sont presque sessiles et apparaissent à l’aisselle des feuilles, isolément ou en petits groupes. La corolle papilionacée est jaune orangé. Les étamines au nombre de 9 sont soudées en tube par leur filet. L’ovaire est inséré sur un support particulier, le gynophore.
Après fécondation, l’ovaire est porté en terre par le développement du gynophore qui s’allonge en se courbant vers la terre par géotropisme positif. Le fruit murit à une profondeur de 3 à 5 cm. C’est une plante qui requiert pour cette raison un sol léger et bien drainé. Le fruit est une gousse de 3 à 4 cm de long, appelée coque au plan commercial, contenant le plus souvent seulement deux graines, qui est réticulée extérieurement et étranglée entre les graines mais non cloisonnée.
Culture
Les variétés cultivées sont très nombreuses et regroupées en deux grands types :
* Virginia, à port rampant et à cycle végétatif long (120 à 140 jours) ; les graines ne germent pas prématurément;
* Spanish et Valencia, à port érigé et à cycle végétatif court (90 à 110 jours) ; le rendement est plus élevé, mais la germination rapide après maturité peut poser problème.
Le cycle de culture dure de 90 à 150 jours. La floraison intervient un mois après le semis.
La récolte doit se faire dès la maturité (lorsque la pellicule qui recouvre la graine se détache facilement). Un point important est d’éviter le développement de moisissures qui peuvent produire des aflatoxines, dangereuses pour le bétail qui consommerait les tourteaux contaminés.
À signaler, une maladie virale, la « rosette », transmise par un puceron. Cette maladie provoque le rabougrissement des pieds et fait baisser sensiblement le rendement surtout si elle apparaît tôt (moins de 40 jours après le semis).
Deux autres maladies fongiques, la cercosporiose (tavelure des feuilles)et la rouille (spores sur la face inférieure des feuilles), sont présentes sur l’arachide surtout en climat humide, où elles provoquent une chute des feuilles entraînant une baisse des rendements en gousses.
Utilisations
* Alimentation humaine
o L’huile d’arachide, utilisée comme huile de table ou comme matière première pour la fabrication de margarine, résiste bien aux hautes températures (friture).
Cette huile n’est pas très bonne nutritivement (on lui préfèrera le colza ou l’huile d’olive) en raison de son taux élevé d’acides gras saturés (20% contre 8% pour le colza). Son taux d’acides gras mono-insaturés (c’est-à-dire d’oméga 9) est parmi les plus élevés avec 60% contre 62% pour le colza. L’huile d’arachide est donc non seulement trop riche en acide gras saturés qui favorisent les maladies cardio-vasculaires mais, de plus, elle est pauvre en omega 3.
o beurre d’arachide (très populaire en Amérique du Nord)
o farine d’arachide, aliment de complément employé en biscuiterie (déshuilé, riche en acides aminés indispensables)
o arachides en coque (aliment de base dans certains pays d’Afrique)
o arachides décortiquées, arachides salées pour apéritif, arachides pour confiserie
* Alimentation animale
o Tourteau d’arachide, résidu de pression après extraction de l’huile
o fanes utilisées comme fourrage (équivalent au foin de luzerne)
* Industrie
o huile d’arachides de deuxième extraction pour savonnerie
o coques utilisées comme combustible
* Agriculture
o Comme toutes les légumineuses, la culture de l’arachide enrichit le sol en azote. Elle peut être utilisée comme engrais vert.
* Plante médicinale : l’huile d’arachide est inscrite à la pharmacopée française comme solvant médicamenteux.
* Valeur alimentaire des graines :
o protéines : 22 à 32 %
o lipides : 34 à 54 %
o cellulose : 1,5 à 3 %
o sels minéraux : 2 à 3 %
* La molécule de pyridine est responsable de l’odeur des cacahuètes.
Commerce
Les échanges d’arachide portent sur une faible part de la récolte, 4 millions de tonnes (année 2001), environ 11 % de la production, essentiellement sous forme d’arachides en coques (2,4 millions de tonnes). Les échanges de produits dérivés sont assez limités : beurre d’arachide : 49 000 t, huile d’arachide : 270 000 t.
Les principaux exportateurs sont la Chine (1,6 Mt), l’Argentine (0,5 Mt) et les États-Unis (0,4 Mt), les principaux importateurs les Pays-Bas (0,6 Mt), l’Indonésie (0,3 Mt), le Royaume-Uni et le Japon.
La consommation d’huile d’arachide en France et dans l’Union européenne a régressé devant la forte croissance de la production locale d’huile de tournesol et de colza et devant l’augmentation considérable du nombre d’allergiques à l’arachide.
source : fr.wikipedia.org
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Aliments, Añu (Tropaeolum tuberosum)
18.5.2008 par admin.
Définition
La capucine tubéreuse est une plante vivace cultivée dans les Andes pour son tubercule comestible.
C’est, dans cette région montagneuse, la principale source de nourriture.
Le tubercule est plutôt de saveur piquante lorsqu’il est cru, mais ce défaut disparaît dès qu’il est cuit. C’est une propriété des capucines.
La plante est bien adaptée à l’agriculture de subsistance de haute altitude. Elle pousse avec vigueur même dans des sols pauvres et en présence de mauvaises herbes, et donne des rendements élevés.
Sa résistance extraordinaire aux insectes, aux parasites et aux bactéries est attribuée au niveau élevé d’isothiocyanates qu’elle contient. En Colombie, elle est cultivée comme plante d’accompagnement pour servir de pesticide dans les champs de pommes de terre.
La capucine tubéreuse est aussi utilisée dans les affections rénales et comme diurétique.
La popularité de cette plante est cependant limitée en raison de son goût puissant et de sa réputation d’être anaphrodisiaque. Le chroniqueur espagnol Cobo rapporte que les empereurs incas faisaient consommer des capucines tubéreuses à leurs soldats afin qu’ils n’aient plus leurs femmes en tête.
Autres dénominations
La plante est communèment appelée mashua au Pérou et en Équateur, mais d’autres noms existent :
* Mashwa ou mashua
* Maswallo
* Mazuko
* Mascho (Pérou)
* Añu (Anu : au Pérou et en Bolivie)
* Isano
* Cubio (en Colombie)
source : fr.wikipedia.org
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Aliments, Amarante (plante)
18.5.2008 par admin.
Définition
Les Amarantes (ou Amaranthes) sont des plantes annuelles de la famille des Amaranthacées appartenant au genre Amaranthus, dont certaines espèces sont cultivées comme plantes ornementales pour leur floraison en épis spectaculaire, et parfois comme plantes potagères, pour leurs feuilles comestibles à la manière des épinards ou pour leurs graines. Certaines espèces sont des mauvaises herbes communes dans les champs cultivés.
Etymologie
Amaranthus vient du grec a-, sans et marantos, qui se fane. L’amarante a la réputation de ne pas se faner. Certaines espèces sont d’ailleurs utilisées dans les bouquets secs
Principales espèces
Le genre Amaranthus comprend de nombreuses espèces, originaires principalement des régions tropicales et tempérées d’Amérique et d’Asie, dont :
o Amaranthus albus, amarante blanche
o Amaranthus blitoides, amarante fausse-blette
o Amaranthus blitum, amarante blette
o Amaranthus caudatus, amarante caudée, amarante queue de renard
o Amaranthus cruentus, amarante rouge
o Amaranthus gangeticus, brède de Malabar (fleur comestible)
o Amaranthus graecizans, amarante africaine
o Amaranthus hybridus, amarante hybride
o Amaranthus oleraceus, amarante potagère
o Amaranthus paniculatus, amarante gigantesque
o Amaranthus retroflexus, amarante réfléchie
o Amaranthus salicifolius, amarante à feuille de saule
o Amaranthus spinosus, épinard piquant, épinard cochon
o Amaranthus tricolor, amarante tricolore
o Amaranthus viridis, amarante verte
source : fr.wikipedia.org
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Aliments, Ail rocambole
18.5.2008 par admin.
Définition
L’ail rocambole est une plante herbacée, haute de 20 à 40 cm, vivace par son bulbe et ses bulbilles floraux.
Nom scientifique : Allium scorodoprasum, de la famille des Alliacées (cette famille était précédemment considérée comme une sous-famille des Liliacées).
Description
Le bulbe est formé de caïeux (gousses), ovoïdes, oblongs, comprimés latéralement, un peu arqués et renfermés dans une tunique commune. La tige est contournée en spirale en sa partie supérieure et se termine par une inflorescence de bulbilles.
Fleurs blanchâtres ou rosées, groupées, mêlées à des bulbilles, renfermées avant la floraison dans une spathe écailleuse.
Feuilles à limbe allongé, tubulaire, naissant toutes du bulbe, à gaines membraneuses, embrassantes, emboîtées les unes dans les autres. L’odeur, forte en soufre, se développe dès que les tissus sont écrasés.
source : fr.wikipedia.org
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Aliments, Ail cultivé
18.5.2008 par admin.
Définition
L’ail cultivé (Allium sativum) est une plante potagère vivace monocotylédone dont les bulbes, à l’odeur et au goût forts, sont souvent employés comme condiment en cuisine dans de nombreuses recettes. Une tête d’ail se compose de plusieurs caïeux ou gousses d’ail.
* Nom scientifique : Allium sativum, de la famille des Alliaceae (cette famille était précédemment considérée comme une sous-famille des Liliaceae).
* Noms communs : ail commun, ail de cuisine, ail cultivé, chapon, perdrix, thériaque des pauvres, thériaque des paysans…
Selon la tradition, l’ail a la réputation d’éloigner le mal : il repousse les vampires, les zombies et sans doute le diable lui-même ! De même on dit que l’ail est anti-aphrodisiaque. Sans doute ces mythes sont-ils liés à la forte odeur de l’ail qui imprègne notamment l’haleine de celui qui en a mangé).
Description
Plante herbacée, bulbeuse et vivace assez grande à nombreuses feuilles engainant le bas de la tige. Elle mesure 5 à 12 cm de hauteur en temps normale, avec un espacement de 10 cm. L’inflorescence est enveloppée d’une spathe en une seule pièce tombant assez rapidement. Les fleurs sont groupées en ombelles. Assez peu nombreuses, elles sont de couleur blanche ou rose et s’épanouissent en été. Le fruit est une capsule à trois loges, mais celle-ci est rarement produite. La racine à bulbe est composé de trois à 20 bulbilles (gousses) arqués (les caïeux). On la récolte en juillet-août.
Mode de culture
La plante aime les sols légers, profonds, riches en éléments nutritifs et bien drainés, à 3 à 5 cm de profondeur en rangs espacés de 25 cm. Distancer les plants de 10 en 10 cm. Les bulbes d’ail pourrissent dans les sols lourds et glaiseux. Il ne faut pas cultiver dans les sols organiques ni utiliser des fumiers frais, cela les fait pourrir. L’ail préfère les engrais granulaires minéraux. Ne jamais renchausser les bulbes d’ail, la surface du bulbe doit se trouver à l’air. Utiliser les parties extérieures pour la plantation et le centre pour la consommation.
En France, on peut le planter à partir de mai. Dans les régions plus chaudes, la plantation peut se faire jusqu’en automne si elle est faite dans un sol qui se drainera bien en hiver. Les plantations automnales donnent de meilleures récoltes.
Au Canada, la plantation se fait généralement en octobre sous un paillis qui est retiré au printemps. Certains préfèrent planter au printemps dès que le sol est dégelé. La récolte se fait fin juillet, début août.
Récolte : à la fin de l’été, nouer le feuillage (le coucher sur le sol) afin de faire mûrir les bulbes et d’augmenter la récolte.
Il ne faut pas planter les gousses des épiceries, elles sont souvent traitées aux anti-germinatifs.
Histoire
L’ail est originaire d’Asie centrale. On pense qu’il dérive de l’espèce asiatique Allium longicuspis. Il est utilisé depuis 5000 ans. On a retrouvé des gousses d’ail en argile datant de 3750 ans avant J-C. Il était largement cultivé en Égypte (source Hérodote). D’ailleurs on dit que le premier conflit social de l’histoire de l’humanité fut provoqué par la ration d’ail supprimée aux esclaves égyptiens construisant les pyramides. Le papyrus Ebers mentionne l’ail dans une quarantaine d’indications. Les Grecs et les Romains lui prêtaient un pouvoir fortifiant et le donnaient à manger à leurs soldats en campagne. Les athlètes grecs en consommaient de grandes quantités, pour son pouvoir fortifiant (les propriétés de vasodilatation, de broncho-dilatation de l’ail revêtent effectivement un intérêt évident pour améliorer les performances sportives). Dans l’Odyssée, Hermès en donne à Ulysse, qui l’utilise comme antidote pour ne pas être changé en pourceau par Circé. Après avoir fui d’Égypte, une partie des Hébreux regrette l’alimentation du temps de l’esclavage. Au nombre des denrées citées apparaît l’ail. Nombres 11.4-5 « […] et même les enfants d’Israël recommencèrent à pleurer et dirent : Qui nous donnera de la viande à manger ? Nous nous souvenons des poissons que nous mangions en Égypte, et qui ne nous coûtaient rien, des concombres, des melons, des poireaux, des oignons et des aulx. »
Symbolisme
Pline nota que l’ail éloignait les serpents ainsi que la folie.
En Sibérie, selon les croyances des Bouriates, l’approche des âmes des femmes mortes en couches, et qui reviennent la nuit persécuter les vivants, se reconnaît à l’odeur d’ail qu’elles répandent.
Les Bataks de Bornéo accordent à l’ail le pouvoir de retrouver les âmes perdues.
C’est parce que l’ ail protégerait du mauvais œil que l’on retrouve en Sicile, en Italie ainsi qu’en Grèce et en Inde, des bouquets de têtes d’ail attachés avec de la laine rouge. En Grèce le simple fait de prononcer le mot ail conjure les mauvais sorts.
Les bergers des Carpates, avant de traire pour la première fois leurs brebis, se frottent les mains avec de l’ail béni, afin de protéger le troupeau contre les morsures de serpents.
De toutes les pratiques, l’ail se révèle un agent protecteur contre les influences néfastes ou les agressions dangereuses.
À Rome, l’entrée du temple de Cybèle était interdite à ceux qui venaient de consommer de l’ ail. Comme il entrait dans la nourriture ordinaire des soldats romains, l’ ail est devenu le symbole de la vie militaire.
Au Moyen-Âge, les enfants portaient des tresses d’ail au cou pour se protéger des sorcières. La légende de l’ail “anti-vampires” y prendrait ses origines[réf. nécessaire].
D’anciennes superstitions de marins veulent que l’ ail éloigne la malchance, les tempêtes et les monstres marins. C’est pourquoi on ne manquera jamais d’avoir de l’ ail à bord.
Signe de qualité
L’ail de Lautrec, cultivé dans le département du Tarn, a obtenu le Label rouge en 1966. Depuis 1996, il bénéficie du signe de qualité européen IGP (Indication géographique protégée). L’ail de Lautrec, cultivé sur les coteaux argilo-calcaires du Tarn par quelques 185 producteurs se distingue par la couleur rose de l’enveloppe de ses gousses. La légende raconte que la culture de cette variété d’ail rose dans la région remonte au Moyen Âge : un colporteur aurait payé son repas à l’auberge avec des gousses, que l’aubergiste aurait ensuite cultivées. Chaque année, le premier vendredi d’août, l’ail rose est fêté au marché de Lautrec.
source : fr.wikipedia.org
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